Je me suis rendu ce jour à l'Hôpital Antoine Béclère afin d'en présider le comité de surveillance.
J'ai pu y rencontrer les représentants syndicaux qui m'ont fait part des importantes difficultés rencontrées, notamment au service des Urgences.
Ce matin, pas moins de 17 patients attendaient dans les couloirs afin d'être pris en charge.
Le service qui comporte 27 lits a dû accueillir jusqu'à 60 personnes. Le manque de moyens humains et matériels y est flagrant.
Les chambres simples sont doublées voir triplées, ce qui rend les conditions d'accueil très difficiles.
Il ne s'agit pas là d'un problème spécifique à l'Hôpital Béclère puisque les patients en attente n'ont pu être orientés vers les Urgences des hôpitaux voisins faute de places suffisantes.
Contrairement aux déclarations faites ce matin par le Professeur Juvin, chef du service des Urgences de l'Hôpital Beaujon de Clichy et secrétaire national délégué à la Santé de l'UMP, il ne s'agit pas là que d'un simple problème d'organisation mais bien d'un réel problème de manque de moyens !
D'ailleurs une pétition signée par les médecins chefs de pôle de l'hôpital Beaujon précise que "la communauté médicale ne se reconnaît pas dans le discours de M. Juvin"...
Je veux réaffirmer mon soutien au personnel de l'Hôpital Béclère qui travaille à flux tendu dans des conditions difficiles.

sans mettre en doute les compétences des services d'urgence , leur efficacité et la professionnalisation du personnel hospitalier , il y a de plus en plus de personnes qui se rendent aux urgences plutôt que d'appeler SOS médecin ou autre organisme .
Pourquoi parce qu'une partie de la population n'a pas à payer en se rendant directement à l'hôpital et c'est une culture .
Un vrai centre de tri et d'orientation est nécessaire .
Des statistiques devraient être mis en place pour étudier les phénomènes sociaux qui les incitent à se rendre aux urgences directement .
Rédigé par : andreamido | lundi 12 jan 2009 à 22h14
l'hôpital public est actuellement sinistré. On n'en est plus à préserver un système mais à tenter de le sauver, alors que ses personnels sont dévoués. Il ne faut toutefois pas trop tirer sur la corde, le dévouement ne signifie pas sacerdoce de la part des infirmiers, des urgentistes,des médecins, des chirurgiens, des pharmaciens, des brancardiers, des psy.
Pégase, un malade hospitalisé et sauvé grâce à un chirurgien magicien de Necker.
Rédigé par : Pégase | lundi 12 jan 2009 à 22h15
Est-ce vraiment une solution que de mettre le haro sur une partie de la population qui irait aux urgences parce qu'elle ne paie pas ?
"Salauds de pauvres" ?
Par ailleurs, le moindre accident ou incident dans le secteur, appelez police secours, les pompiers arrivent et vous emmènent aux urgences.
"Méchants pompiers qui méritent les caillasses dans les cités" ?
Soyons plus précis: on n'avance généralement pas l'argent aux urgences, ce qui induit une légère nuance, mais qui me semble importante, et cela grâce au tiers payant et aux cotisations sociales, pardon je voulais dire "charges" sociales... et ce qui concerne finalement pratiquement tout le monde !
Ce n'est donc pas si simple, et il faut arrêter de demander à chacun, soignant ou soigné, de faire "l'effort de plus".
Toutes les professions vous le diront (et ce n'est pas nouveau, ma grand-mère le disait aussi) sans bon outil, pas de bon ouvrier.
La solution reste indissociable de l'engagement que sait et/ou veut mettre un gouvernement dans les priorités de son état, généralement pour le bien du peuple (du moins par chez nous).
Hors en France actuellement, les priorités sont assez (tristement) claires.
Rédigé par : Simplet Le Jeune | mardi 13 jan 2009 à 10h28
ET ALORS ???? que peux t on faire ?
en tous cas moi béclère j'évite ! étant donné la propreté de cet hopital !!! c'est une HONTE !!!
Mr le maire, vous jeter la faute sur qui ???
Rédigé par : Sabhay78 | mardi 13 jan 2009 à 10h52
Je répondrais à andreamido qu'il faut vraiment en avoir envie pour attendre pendant des heures aux urgences si on en a pas vraiment besoin; cela ressort du masochisme de ne pas essayer d'autre recours que les urgences... à moins de ne pas avoir les moyens d'aller ailleurs.
Je ne suis sûr que le problème sois là.
Rédigé par : Bri | mardi 13 jan 2009 à 14h04
En réponse à Bri et Le Jeune qui ont une lecture des commentaires qui arrange leurs idéaux .
Je ne stimagtise pas une partie de la population , c'est vous qui le faites .
Je pose une question....
Avez vous été aux urgences ? pas une fois ?pas deux fois ?X fois ?
Le problème est pourquoi les gens vont directement aux urgences ?
Une étude sociale de la population se rendant aux urgences n'a rien d'insultant , ni de voir pour quels maux elle s'y rend .
Dans le temps les gens allaient à la croix rouge .
Il existe des structures permettant de ne pas se rendre aux urgences pour une entorse ou autre .
Une bonne information et centre d'orientation permettraient de palier à cet afflux aux urgences .
Il est vrai que dans notre culture , appelez les pompiers permet qu'ils nous déposent à l'hopital .
Alors que fait-on ?
Quelles solutions au lieu de polémiquer ?
Rédigé par : andreamido | mercredi 14 jan 2009 à 06h50
Mais enfin, nous sommes libres d'aller où on veut !
dsl andreamido, mais pour une entorse, nous devons aller à l'hopital pour déjà savoir si c cassé ou entorse !
allez chez votre généraliste vous ! il vous fera un plâtre si c cassé !!!!
Rédigé par : Sabhay | mercredi 14 jan 2009 à 17h27