Le gouvernement UMP a enfin avoué après plus jours de tergiversations qu’il y aurait bien une augmentation de la TVA de 5 points en 2009.
Afin de multiplier les cadeaux fiscaux aux quelques dizaines de milliers de Français les plus aisés, le gouvernement a choisi la dégradation des comptes publics, comme la hausse des prélèvements pesant sur l’ensemble des Français et les générations futures.
Il annonce un coût de 12 milliards d’euros pour « l’électrochoc fiscal » promis dès l’été 2007. En réalité, l’addition sera beaucoup plus lourde pour les Français puisqu’au total, la somme dépasserait 18 milliards d’euros en année pleine.
Aux cadeaux ciblés très coûteux pour réduire l’ISF, l’impôt sur le revenu qui favorisera les plus aisés et les droits de successions de quelques-uns, succéderont les hausses de prélèvements sociaux et l’augmentation de 5 points de la TVA.
La hausse de la TVA camouflée sous le nom de « TVA sociale », censée diminuer les charges des entreprises, fera passer le taux de ce prélèvement de 19,6 % à 24,6 %.
Demain, les Français paieront sur chacun de leurs achats ¼ du prix à l’État. Cette hausse de TVA se traduira par une hausse immédiate des prix de tous les produits, de votre baguette de pain à l'achat de votre nouvelle voiture.
Les ménages modestes, qui consomment une part beaucoup plus importante de leurs revenus que les ménages plus aisés, seront ainsi les premiers à subir les effets de la hausse de la TVA. La perte de pouvoir d’achat sera une réalité pour un nombre très important de Français.
Au total, alors que la consommation des ménages est le seul moteur dynamique de la croissance française, l’effet de la hausse de la TVA sur la croissance et le pouvoir d’achat sera négatif pour les Français.
Je suis bien entendu totalement défavorable à cette hausse de la TVA. Elu député, je m’opposerai fermement à ce projet injuste et je défendrai au contraire l’augmentation du pouvoir d’achat des Français.

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