L’inspection Académique est formelle : la rentrée prochaine verra une nouvelle vague de suppression de postes d’enseignants (79 dans le primaire et 90 dans le secondaire) dans les Hauts-de-Seine. La mécanique désormais bien huilée du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux poursuit son processus de démantèlement de l’éducation nationale.
Clamart est jusqu’ici relativement épargné. Dans le primaire, l’école maternelle de Jules Ferry, et les écoles élémentaires du Jardin Parisien et Jean-Monnet devraient chacune bénéficier de l’ouverture d’une classe supplémentaire dès 2012. En ce qui concerne le secondaire, il aura fallu une forte mobilisation des enseignants, élèves, parents et élus, pour préserver les sections STG du Lycée Jacques Monod. La vigilance est donc de mise.
Au total, plus de 80 000 postes auront été supprimés en cinq ans. Même constat pour le réseau d’aides aux élèves en difficultés (RASED) qui a perdu 1/3 de ses effectifs. De l’absence de formation pour les jeunes enseignants jusqu’aux départs à la retraite non remplacés, l’Education Nationale se voit infligée une double peine, dont les premières victimes sont les jeunes. Selon l’OCDE, 140 000 jeunes français quittent désormais le système scolaire chaque année, sans diplôme.
Il y a là une véritable différence de conception*. Quand certains choisissent, pour quelques économies à court terme, de pénaliser la capacité du pays à se redresser, nous préférons investir et permettre aux jeunes et aux générations futures de bâtir un avenir meilleur. C’est l’objectif que s’est donné François Hollande, en s’engageant à créer quelques 60 000 postes d’enseignants et à rétablir une véritable formation pour ces derniers.
* Illustrée parfaitement à l’échelle de notre département, avec le rejet par la majorité UMP-NC du vœu de J.A. Lasserre contre le démantèlement de l’éducation nationale.
