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Débat au Sénat sur l’établissement public local Paris-La Défense

Le jeudi 20 juillet 2017, le Sénat a examiné l’ordonnance créant l’établissement public Paris-La Défense. Je suis intervenu dans le débat pour me réjouir de la fusion de l’EPADESA (établissement public d’aménagement de la Défense Seine-Arche) et de DEFACTO (établissement de gestion de la Défense) et cela pour deux raisons :

  • La coexistence de ces deux établissements a largement démontré ses limites. Il ne peut y avoir l’aménageur d’un côté qui construit et encaisse les recettes et, de l’autre un gestionnaire sans moyen qui en plus subit les décisions d’aménagement ;
  • Il est logique que les Collectivités Territoriales se voient confier l’établissement public Paris-La Défense. L’Etat avait un rôle essentiel pour lancer et aménager la Défense, mais maintenant, 50 ans après, il est plus que temps que l’Etat passe la main aux Collectivités qui de surcroît touchent une grosse part des recettes générées par le centre d’affaire.

Cependant, mon inquiétude porte sur le périmètre. En effet, nous sommes à ce jour toujours en attente du décret qui fixera le périmètre d’intervention du nouvel établissement public local Paris-La Défense. Comme les élus de Nanterre, je suis favorable à ce que le périmètre d’intervention corresponde au périmètre historique de la Défense. En effet, élargir ce périmètre, vers la ville de Nanterre (400 hectares), signifierait que la commune perdrait sa compétence d’aménagement sur une partie importante de son territoire.

Ces inquiétudes sont d’autant plus fortes que le département a exclu l’opposition du conseil d’administration. J’ai donc en effet attiré l’attention de M. le Ministre, sur la composition du conseil d’administration de ce nouvel établissement public local, car il est nécessaire que l’opposition soit présente au sein du Conseil d’Administration, comme cela l’était jusqu’à maintenant.

Sur ce texte, comme le groupe socialiste et républicain, je me suis abstenu. En effet, la droite a modifié le texte en accentuant la mainmise du département sur l’établissement public local Paris-La Défense. J’espère donc que cela sera corrigé à l’Assemblée Nationale.

Pour conclure, il demeure la question du périmètre qui risque d’être bloquante. Heureusement, la suppression des départements à très court terme permettra de relancer le centre d’affaire de la Défense dans une perspective métropolitaine. Je considère qu’il faudra rapidement préparer le transfert de l’établissement public de La Défense à la Métropole du Grand Paris afin que la gestion du premier centre européen d’affaire ne soit pas perturbée pour la suppression des départements.

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