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L’affaire des vidéos de M. Abdelaouhed devant la Cour d’appel de Versailles

Hier La Cour d’appel de Versailles a examiné de nouveau l’affaire des vidéos de Mohamed Abdelaouhed.

Mes avocats et moi-même avons pu présenter les arguments et témoignages pour démontrer mon innocence :
1- le complot politique et l’implication de M. Pemezec sont avérés comme d’ailleurs le tribunal de Nanterre l’a lui-même reconnu.
2- Des témoins ont exposé que M. Abdelaouhed n’est pas le lanceur d’alerte qu’il prétend être. Il se serait bien au contraire livré à des trafics d’influence et aurait proposé, des interventions moyennant rétribution.
3 – il y a bien prêt de ma part à M. Abdelaouhed et cela est confirmé par deux témoignages.
4 – l’attribution du logement à M. Ouiddir est régulière, ne comporte aucune anomalie. Elle correspond totalement à la pratique habituelle d’instruction des demandes de logements, tant par Clamart Habitat que par les autres organismes HLM (les témoignages de la responsable du service logement de Clamart Habitat et d’un ancien président de la commission d’attribution l’ont confirmé)
5 – enfin, et c’est sûrement le point le plus important, rien ne peut garantir que le son de la vidéo de M. Abdelaouhed n’a pas  été manipulé. Lors de l’audience du 21 octobre, j’avais obtenu le renvoi afin que la cour puisse entendre l’expert pour que ce dernier s’explique sur les contradictions de son rapport, puisqu’il concluait à l’authenticité tout en notant qu’avec des moyens techniques il était possible de modifier complètement la bande…
Régulièrement convoqué, l’expert ne s’est pas présenté (sans même prévenir la cour) et s’est contenté de d’avertir mon avocat quelques semaines avant l’audience.
Aussi, à ma demande, un ingénieur du son a séparé l’image et le son sur la vidéo fournie par M. Abdelaouhed et a recréé une nouvelle bande son (avec bruitages, voix, ambiance).
Le « reencapuslage » du son permet alors d’obtenir une vidéo homogène, sans que rien ne permette de déceler le montage puisqu’il n’y a aucune coupe (surtout qu’en l’espèce M. Abdelaouhed avait détruit l’originale et n’avait conservé qu’une copie).
Malgré l’opposition de l’Avocat général (qui représente l’accusation) au visionnage de cette nouvelle bande, la Cour a décidé sa diffusion utile à la manifestation de la vérité et a écouté attentivement  le témoignage d’un ingénieur du son pour les explications techniques.

Forts de ces éléments, mes avocats ont demandé la relaxe. Bien évidemment, l’Avocat général, a demandé la confirmation du jugement de première instance. Cependant, sans doute ébranlé par la vidéo que nous avons produite et les témoignages clairs entendus à l’audience, il n’a pas écarté que des doutes sur l’authenticité des vidéos pouvaient être émis et a suggéré à la Cour une nouvelle expertise. De la même manière concernant l’attribution du logement il a insisté sur le fait que la corruption n’était pas caractérisée par l’intervention et l’obtention d’un avantage mais par la seule promesse, reconnaissant que l’attribution était régulière.
En définitive, l’Avocat général demande que les affirmations de M. Abdelaouhed soient prises comme paroles d’évangiles (alors qu’il est notoire qu’il a menti à de nombreuses reprises que ses pratiques étaient pour le moins douteuses et qu’il y a complot politique) et en est réduit à réfuter mes témoins qui ne seraient selon lui que de complaisance, pour maintenir une accusation bien fragilisée.

Aussi, je suis confiant dans l’issue de l’appel et j’espère que mon innocence sera enfin reconnue le 30 juin prochain.

Comme à son habitude la journaliste qui suit les affaires judiciaires pour le Parisien a rédigé un article particulièrement à charge. Je n’ai pas été surpris, son acharnement  à mon égard n’a d’égal que la complaisance qu’elle montre pour M. Pemezec. Depuis 5 ans, elle écrit un article orienté à chaque étape de la procédure (même les plus anodines) en rappelant sa vision partiale de l’affaire. Mais, curieusement, elle n’a pas fait état de la mise en examen de M. Pemezec pour détournement de fonds et emploi fictif il y a un an, information qui lui avait étrangement échappée.

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