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Non à la fermeture de 16 des 25 commissariats du 92 : ma question écrite

Non à la fermeture de 16 des 25 commissariats du 92 : ma question écrite

La Sécurité publique départemental des Hauts-de-Seine prépare un projet de fermeture de cartographie policière fixant à neuf le nombre de circonscriptions dans les Hauts-de-Seine au lieu de vingt-cinq actuellement. Il entrainerait donc la fermeture de seize commissariats dans le département.

Ce projet est choquant et inacceptable. Le but est, prétendument, d’adapter l’organisation policière à la baisse d’effectifs tout en maintenant le niveau de sécurité et en faisant des économies.

Il est impossible qu’un projet entraînant de nombreux impacts sur le territoire et sur la sécurité au quotidien des habitants des Hauts-de-Seine soit préparé sans concerter les élus du département. De plus, ce projet est établi en pleine période électorale et doit être présenté en juin 2017 au préfet de police. Il est clair que cette période est loin d’être propice à une réflexion posée, consensuelle et constructive.

J’ai donc immédiatement adressé une question écrite (ci-dessous) au ministre de l’intérieur, Monsieur Matthias Fekl qui sera publiée au Journal Officiel le 13 avril prochain.

Question n° 25705 adressée à M. le ministre de l’intérieur


À publier le : 13/04/2017

Texte de la question :
 « M. Philippe Kaltenbach appelle l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur le projet de fermeture de seize commissariats sur vingt-cinq dans les Hauts-de-Seine.

En effet, la Sécurité publique départementale des Hauts-de-Seine prépare un projet de cartographie policière fixant à neuf le nombre de circonscriptions dans les Hauts-de-Seine au lieu de vingt-cinq actuellement.

Le but est, prétendument, d’adapter l’organisation policière à la baisse d’effectifs tout en maintenant le niveau de sécurité et en faisant des économies. Il s’agit d’une évolution qui est censée s’inscrire dans le cadre du projet stratégique pour la sécurité du Grand Paris. Il est inacceptable qu’un tel projet soit préparé en dehors de toute concertation avec les élus des Hauts-de-Seine. Certes, il semble que la Sécurité publique départementale des Hauts-de- Seine organise une concertation avec des groupes de travail composés de personnels de tous grades et de tous corps. Cependant, c’est largement insuffisant. Face à un projet entraînant de nombreux impacts sur le territoire et sur la sécurité au quotidien des habitants des Hauts- de-Seine, il est essentiel que les élus du département soient associés et écoutés.

De plus, ce projet est établi en pleine période électorale et doit être présenté en juin 2017 au préfet de police. Il est clair que cette période est loin d’être propice à une réflexion posée, consensuelle et constructive. Le projet prévoit de diviser par trois le nombre des commissariats de police sur le territoire des Hauts-de-Seine, remplaçant la majorité des commissariats actuels en simple structure d’accueil. Pourtant, nous le savons, nos concitoyens sont attachés à une présence policière de proximité. La sécurité est un service public essentiel, elle doit donc être facilement accessible. D’ailleurs, dans son rapport d’activité pour 2016, le Défenseur des droits souligne bien l’importance de conserver des services publics de proximité afin de conseiller et orienter tous nos concitoyens, notamment les plus fragiles.

Il demande donc au Gouvernement de mettre fin à ce projet inacceptable et de redémarrer une nouvelle concertation. Il est certain que, dans un passé récent, deux ou trois commissariats ont pu être ouverts dans les Hauts-de-Seine pour des raisons exclusivement politiciennes, mais il ne faudrait pas que, pour traiter ces rares cas particuliers, on aboutisse à la suppression de seize commissariats. »

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