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Pass navigo : une augmentation inacceptable

Le Syndicat des Transports d’Ile-de-France (Stif) a adopté le 22 mars son budget pour l’année 2017 sur le financement des transports et la tarification. Il est prévu une hausse de 8 euros par an du forfait Imagine R pour les lycéens et les étudiants et une hausse de 3 euros par mois du Pass navigo à partir de juillet prochain.

 

Ces augmentations sont inadmissibles. En effet, tous les usagers constatent que la qualité du service ne s’améliore pas, bien au contraire. D’après le dernier bilan dressé par le Stif, portant sur le deuxième trimestre 2016, huit lignes de métro sur seize, quatre lignes Transilien sur huit et l’ensemble des lignes de RER sont moins ponctuelles qu’à la même période l’année précédente… De plus, très peu d’améliorations sont prévues cette année sur le réseau.

Il est inconvenant que Mme Pécresse qui avait promis de n’augmenter les tarifs qu’en cas d’ « amélioration concrète en matière d’offre de transport et en terme de qualité de service » enterre si rapidement sa promesse un an après son élection.

Cette hausse est d’autant plus inacceptable alors que les comptes du STIF sont excédentaires. La Présidente de la région s’est ainsi constituée une cagnotte de près d’un demi millions d’euros sur le dos des franciliens au détriment des investissements nécessaires pour leurs transports. Dans le détail, cette somme est constituée de 176 millions d’euros d’investissements non dépensés en 2016 qui s’ajoute aux 288 millions d’euros de recettes non exécutées par le Conseil régional depuis son arrivée. L’Etat a de son côté pris ses responsabilités en dotant le STIF de 500 millions d’euros par an de ressources supplémentaires depuis 2015. Le coût du Pass navigo à tarif unique coûtant 400 millions d’euros par an, la démonstration est donc faite que les augmentations tarifaires n’ont rien à voir avec le financement du Pass unique ni avec une hausse des investissements.

 

A partir de 2023, la mise en service du Grand Paris Express amènera peut-être des dépenses de fonctionnement supplémentaires. Mais il n’y a pas de raison de faire payer dès maintenant les usagers, d’autant qu’en 2023 d’autres pistes de financement pourraient être envisagées : hausse du versement transport des entreprises, baisse de la TVA de 10 à 5,5% ou encore la création d’une écotaxe régionale poids lourds.

 

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