L’UMP, qui se trouve dans l’opposition dans 20 des 22 régions métropolitaines, a lancé une offensive contre le bilan des majorités socialistes qui repose sur des affirmations pour le moins fantaisistes. Voyons notamment ce qu’il en est en Ile de France.
Fiscalité : L’UMP ne cesse de dénoncer un « matraquage fiscal »… Or, dans les faits, la fiscalité régionale en Ile de France n’a pas évolué depuis 2006 et notre Région demeure la moins fiscalisée de France. Les hausses mesurées de 2004 et 2005 ne représentent qu'une vingtaine d'euros par foyer fiscal.
Investissement : L’UMP condamne le recul de l’investissement… Mais celui-ci a progressé de 15% depuis 2004. Il est profondément inexact de dire que l’Investissement dans les Transports a diminué alors que les crédits qui y sont alloués ont presque triplé (336 millions en 1998 contre 950 millions en 2009).
Dépenses de fonctionnement : L’UMP pointe du doigt leur progression… Leur part croissante est le fait de la décentralisation avec notamment l’intégration de 9 000 agents techniques des lycées franciliens. En outre, ces transferts de personnel et de compétences ne sont pas totalement compensés par l'Etat. Pour la seule année 2009, le manque à gagner pour la Région représente 220 millions €.
Dette : L’UMP annonce qu’elle s’envole. Pourtant, la charge de la dette en intérêts est inférieure de plus de 30% à celle trouvée en 1998.
Lycées : Les crédits alloués aux établissements franciliens auraient baissé… alors que ceux-ci ont presque doublé en 10 ans et sont passés de 385 millions € en 1998 à 628 millions € en 2009.
Environnement : L’effort financier de la Région aurait diminué de 20 %... Or, c’est exactement l’inverse, il s’est accru de 20%. L’ensemble des politiques concourrant au développement de notre éco région représente aujourd'hui 1.4 milliards d’euros.
Logement : L’UMP conteste le bilan du Conseil régional… Pourtant, la Région a bien financé la construction et la réhabilitation de 240 000 logements sociaux depuis 2004 et ce, notamment pour pallier le manque d’engagement du Gouvernement alors même qu’il s’agit de sa compétence.
Avec des politiques solidaires, responsables et ambitieuses, les Régions socialistes sont aujourd’hui devenues des acteurs publics incontournables.
