Cette fois-ci, c'est le STIF (et donc la Région Ile de France et les autres collectivités territoriales qui participent à sa gestion) qui est victime d'une nouvelle reprise en main par l'Etat de compétences et de moyens qui lui ont pourtant été conférés par la décentralisation.
Le Syndicat des Transports d'Ile de France (STIF), qui est l'autorité régulatrice des transports dans notre Région, va devoir transférer, suite à un amendement surprise présenté par le Gouvernement en fin de semaine dernière, la totalité des actifs de la RATP qu'il détenait jusqu'ici à cette même entreprise publique alors qu'elle n'était jusqu'à maintenant qu'un simple opérateur... Or, la RATP est contrôlée par l'Etat !
Estimés entre 8 et 10 milliards d'euros, ces actifs représentent les infrastructures, les garages, les ateliers, le siège de la RATP... La Régie Autonome des Transports Parisiens récupère aussi une part de la maîtrise d'ouvrage des chantiers d'aménagement ou de prolongation du Métro ou du RER, de conception des installations ou encore de choix des matériels. Les dirigeants de la RATP, aussi compétents soient-ils, n'ont pas la légitimité démocratique des élus locaux pour arrêter ce type de décisions.
La perte de ces 8 à 10 milliards d'actifs risque de compromettre fortement les projets historiques que va entreprendre le STIF (près de 18 milliards d'euros) en faveur de la modernisation des transports d'Ile de France. En effet, le STIF, sans ces actifs importants, risquent d'être dans l'impossibilité de gager ses futurs emprunts.
Actuellement, outre le Conseil Régional, 6 des huits départements franciliens (Paris inclu) sont administrés par la Gauche... Beaucoup trop pour Nicolas Sarkozy qui préfère renier les acquis de la décentralisation pour reprendre la main, en catimini, sur une partie de l'organisation des transports en Ile de France. Il s'agit d'un véritable "Hold up" !
Après le projet de "Grand Paris", qui prévoit l'adoption d'un régime d'exception en Ile de France qui priverait les élus locaux franciliens d'une grande partie de leurs compétences au profit de l'Etat, le Président de la République prouve une nouvelle fois qu'il n'hésite pas à mépriser le choix des électeurs franciliens qui ont voulu confier à la Gauche l'avenir de leur Région et de la très grande majorité de ses départements.
Ce nouveau coup de force du Chef de l'Etat laisse, de surcroît, présager d'une privatisation rampante de la RATP.
Alors que la modernisation et le développement des transports collectifs dans notre Région sont des enjeux majeurs pour la qualité des nos déplacements et de notre environnement, la décision du Président de la République ne manquera pas de compromettre tous les efforts entrepris par la Région et ses partenaires dans cette voie.

vais faire suivre cet article très intéressant à des personnes que je connais bien dans cette société, bien à vous, avec vous Monsieur le Maire, God bless you St Philippe, depuis Murat (15).
Rédigé par : Gaël | vendredi 25 sep 2009 à 10h22
Voilà une nouvelle dont on a entendu parler nulle part. L'amélioration des transports en commun depuis que le Stif a été repris par la région a été très conséquent. Ce retour en arrière est en effet lourd de conséquences.
Rédigé par : Dumont Françoise | samedi 26 sep 2009 à 10h40
Avec un gouvernement généralement si fort en communication, l'étrange discrétion (voire suspecte) autour de cette nouvelle, autant dans le fond que dans la forme, ne présage rien de bon.
Un nouveau pas vers l'impérialisme?
Rédigé par : Simplet Le Jeune | lundi 28 sep 2009 à 14h33
Bonjour
Le Gouvernement Rocard a réussi a faire les ligne E du RER, 14 du métro, et le Tramway T1. L action du Stif me rend beaucoup plus dubitatif, notamment en voyant la progression de notre tramway qui est plus que douteuse au vue des 10 dernières années. Seul les projets parisien avancent comme le tramway des maréchaux. Les projets de Banlieue se perdent en études, concertations et autre méandres administratives. Le meilleur exemple est la ligne de Tramway entre Clamart et Antony. Il n y a aucune expropriation a prévoir et les travaux peuvent commencer demain, cependant ca fait déjà 3 ou 4 ans que ce projet circule d administration en administration et on est encore très loin de voir les concertations et enquêtes publiques qui durent a elles seules 3 a 4 ans. cela signifie 2012-2013 sans un coup de pioche !!! Ca laisse franchement dubitatif. Quand a la gestion du quotidien l action du STIF est questionable quand on prend comme moi la ligne 13 du Metro: 4 ans pour installer des portes palières !!! J ai l impression d être pris pour un imbécile.
J ai urgemment besoin d un métro ou d un tram en bas de chez moi et si on décide de faire quelque chose dans l urgence et que cela a pour conséquence de court-circuité cette administration dont l efficacité m est plus que douteuse je n ai rien contre. J en suis désole mais le stif ne m a pas convaincu.
Rédigé par : BB | jeudi 15 oct 2009 à 10h48