J’étais présent ce jour lors du rassemblement organisé à 12h30 devant l’Assemblée Nationale, aux côtés de nombreux élus socialistes, pour soutenir les salariés de l’INSEE. Au côté des manifestants, j’ai voulu dénoncer « la casse du service public, une fois de plus de la part du gouvernement et l’aspect inhumain de ce projet qui conduira des familles à se séparer ».
Sans la moindre concertation, le Président de la République a décidé au cours de l’été 2008 de créer un Pôle National de la Statistique Publique à Metz afin de compenser la fermeture des casernes prévue au sein de sa réforme des armées.
Cette délocalisation menace la qualité du service statistique public car elle l’exposerait à de nombreux départs d’experts en poste.
Nous nous opposons à ce projet de déstructuration qui risque d’affaiblir ce « thermomètre » de la France qu’est l’INSEE.
Nous défendons une statistique publique indépendante, garante de la juste évaluation des politiques publiques.
L’implantation régionale de la statistique publique est déjà une réalité. Les 2/3 de son personnel travaillent en région pour répondre aux besoins d’expertise des territoires, assurer le suivi des enquêtes et faire bénéficier la production statistique de leur connaissance du terrain.
Ces implantations se justifient donc pour des raisons d’efficacité vis-à-vis des acteurs locaux.
Les autres agents de la statistique publique sont implantés en région parisienne pour les mêmes raisons d’efficacité vis-à-vis de leurs interlocuteurs nationaux : demandeurs de statistiques et d’analyses au sein des ministères, fournisseurs de données, partenaires pour la conception et l’exploitation des enquêtes, ainsi que les médias, relais auprès du grand public d’éléments indispensables au débat démocratique.
Il serait incohérent et dangereux d’imposer une délocalisation de tout ou partie des services par une décision prise dans l’urgence et sans concertation avec les utilisateurs et les acteurs de la statistique publique.
Outre le fait que cette délocalisation entraînerait des frais financiers importants, le coût Humain en serait aussi considérable : de nombreuses familles seraient séparées du fait de l’impossibilité pour le conjoint de retrouver un travail équivalent sur place.
Notre département est particulièrement affecté par cette délocalisation puisqu’elle concerne entre autre la direction générale de l'INSEE qui est à la limite du périphérique et de Malakoff et un site qui se trouve à Malakoff même.
Beaucoup de salariés de ces deux sites habitent dans les communes du sud des Hauts-de-Seine.
