Je suis comme beaucoup d'entre vous encore sous le choc de l'assassinat de Mme Benazir Bhutto.
Elle a été sauvagement assassinée hier dans un attentat suicide.
Mme Bhutto était la principale candidate de l'opposition pour les prochaines élections législative qui devraient avoir lieu au mois de janvier prochain au Pakistan.
Elle était opposée à la fois au régime militaire semi dictatorial du général Moucharaf, comme aux extrémistes islamiques. Elle faisait d'ailleurs de la lutte contre les extrémistes islamiques une priorité de son action future.
Il semble que ce soit l'un de ces groupes qui a perpétré l'attentat qui a coûté la vie à Mme Bhutto. A l'heure où j'écris ces lignes nous n'avons pas le résultat définitif de l'enquête en cours.
C'est tout d'abord à la famille de Mme Bhutto que je pense. Et aussi aux centaines de milliers de militantes et de militants du Parti du peuple du Pakistan, le parti de Mme Bhutto qui est affilié à l'Internationale socialiste, pour qui Mme Bhutto incarnait l'espoir d'un changement vers plus de démocratie et plus de changement au Pakistan.
Le Pakistan qui est un pays clé de cette région du monde. Pays doté de l'arme nucléaire, rien de ce qui le concerne, et surtout pas un acte aussi dramatique, ne nous est indifférent.
Espérons que les forces démocratiques qui luttent contre tous les fanatismes sauront, après ce tragique attentat, se regrouper pour former une coalition dont rêvait Mme Bhutto, pour un Pakistan libre et démocratique.

ELle était forte et grande. Sa lutte rejoint l'histoire des femmes qui se sont battues contre l'injustice et la haine, aveugle et meurtrière.
Son assassinat est un drame pour cette région du monde, déjà si meurtrie et fait aussi planer sur nous les inquiétantes conséquences des atteintes à la démocratie.
Isabelle rakoff
Rédigé par : paulette | mardi 01 jan 2008 à 17h30