J'étais présent vendredi 12 octobre à l'usine Coca-Cola de Clamart pour fêter ses 40 ans d'existence, en compagnie notamment de M. Labbé, sous-préfet d'Antony, et de M. Patricot, Président de Coca-Cola Entreprise.
L'usine de Clamart est l’une des 5 usines du groupe implantée en France. C’est la plus ancienne du pays à être encore en activité. De nombreux investissements y ont été réalisés pour rénover l’usine et l’adapter aux enjeux de demain. Ainsi, en partenariat avec la Mairie, près de 50 millions d’euros ont été investis au cours des dernières années, dont 4 millions d’euros en 2007. L'usine emploie 220 personnes, dont de très nombreux Clamartois, et produit chaque jour près d'un million de bouteilles.
Tout au long de ces années, Clamart et Coca-Cola ont noué un partenariat solide. La mairie veille donc tout particulièrement à soutenir l’activité de l’unité de Clamart qui joue un rôle majeur dans le tissu économique local.
Nous menons ainsi de nombreuses actions conjointes. Je pense par exemple à l'insertion des personnes en difficulté. Depuis le 1er octobre, l'usine Coca de Clamart accueille 12 personnes, dont 9 Clamartois, en contrat de professionnalisation, en partenariat avec notre mission locale. J’espère maintenant qu'ils pourront voir leur emploi pérénnisé et je fais confiance aux dirigeants de l'usine pour cela.
Dans le domaine du développement durable, l'usine bénéficie de certifications internationales et mène différentes actions sur le tri des déchets, la réduction des emballages et l'économie d'énergie, qui s'inscrivent parfaitement dans notre politique municipales en faveur de l'environnement.
De même, en partenariat avec la Ville, des actions citoyennes sont mises en place en direction des jeunes Clamartois pour promouvoir l'activité physioque et les valeurs associées au sport. C’est d'ailleurs, au niveau national, le plus ancien partenariat créé entre Coca et une collectivité puisqu'il dure depuis 11 ans et je ne peux que m'en féliciter.
Enfin, Coca Cola est notre partenaire pour plusieurs événements majeurs organisés à Clamart, et notamment Clamart Plage.
De notre côté, nous nous attachons à périnniser l'activité de Coca-Cola à Clamart par une politique économique volontariste. Nous avons ainsi soutenu la rénovation de l'usine, nous aidons aux recrutements par le biais de notre service emploi, nous nous sommes fermement opposés à la densification de la zone qui entraînerait notamment des difficultés de circulation importantes, ainsi qu'à la construction d’habitations à proximité de l’usine. Enfin, la taxe professionnelle, payée par les entreprises dont Coca-Cola, n'a pas augmenté.
A 40 ans, on est encore jeune. J'espère donc, et nous faisons tout en ce sens, que l'usine Coca-Cola de Clamart a encore de très longues et très belles années devant elle.

Peut-on savoir ce que recouvre l'expression "en partenariat" s'agissant de l'investissement de 50 millions d'euros, dont 4 en 2007, auquel vous faites référence ? La ville de Clamart aurait-elle participé aux investissements du grand Kapital?
Rédigé par : Petit Gibus | mardi 16 oct 2007 à 15h22
Depuis que j'ai vu la photo, je bois du pepsi
Rédigé par : Beurk | mardi 16 oct 2007 à 15h38
La crise de la gauche : le choc avec le libéralisme (3)
Par Roland Hureaux. L'auteur achève son analyse de la crise de la gauche, qui ne s'en sortira qu'en prenant clairement position contre le libéralisme triomphant en Europe comme dans le monde.
Comme ces dynasties fatiguées qui tombent en quenouille, l'histoire du parti socialiste a abouti à Ségolène Royal. Elle qui avait soutenu avec ardeur la candidature ultra-européenne de Jacques Delors en 1995, résumait sur le plan économique les contradictions du socialisme pro-européen et mondialiste : la difficulté de présenter un projet alternatif sur le plan économique. Elle incarnait certes mieux que d'autres, par son image de femme libérée, l'avatar libertaire de la social-démocratie mais elle le faisait à un moment où la gauche perdait sa spécificité dans ce domaine. Faute de pouvoir de manière crédible revenir aux fondamentaux de la gauche historique : la réduction des inégalités, la lutte contre les puissances d'argent, notamment dans la presse, il ne lui restait à se singulariser que par un « plus social », en matière d'aide à l'enfance, d'enseignement, d'allocations et donc de dépenses publiques ignorant la crise profonde de l'Etat-providence. Une crise qui conduit les classes moyennes menacées de prolétarisation et ce qui reste de la classe ouvrière (les « travailleurs pauvres » récemment redécouverts par les statisticiens) à rejeter tout ce qui peut passer pour un excès de social, toute politique trop généreuse en faveur des exclus. Parce qu'ils ressentent confusément que ce sont eux et non les vrais riches qui vont en payer le prix, parce que passé un certain seuil, la redistribution en faveur du bas de l'échelle est vécue comme injuste par ceux qui travaillent. Même sur le terrain social, qui avait été longtemps le sien, la gauche en est venue à exaspérer la classe ouvrière !
Sarkozy a réussi son opération de brouillage
En se présentant comme le candidat de « la France qui travaille », Nicolas Sarkozy a bien perçu la faille d'une surenchère sociale par rapport au sentiment populaire dominant, même si on se demande encore par quoi va se traduire cette prise de position.
Qu'à l'inverse de tous ses prédécesseurs, Mme Royal ait néanmoins pris le pouvoir au PS par la droite, en insistant sur la sécurité et les valeurs patriotiques marque aussi une époque nouvelle. Mais sur ces thèmes, en phase avec les aspirations du peuple réel, la gauche se trouve, à l'évidence, en déficit de crédibilité.
En définitive l'alignement de la gauche sur les politiques économiques de droite et celui de la droite sur les valeurs sociétales de gauche aboutissent à une indifférenciation des valeurs politiques que l'univers des médias, lui-même fondé sur l'équivalence généralisée des valeurs, ne peut que ratifier. Un des objectifs, parfaitement atteint, de Sarkozy quand il a fait appel à des hommes de gauche était de mener à son terme ce travail de subversion du sens, d'indifférenciation droite-gauche. Dans cette nouvelle donne, la compétition pour le pouvoir est devenue un concours de mode dont la presse people est l'arbitre. Si la gauche en tant que classe ou idéologie ne peut être à ce jeu que perdante, la gauche en tant que syndicat d'intérêts électoraux ou faction (au sens que ce mot avait dans les républiques italiennes du Moyen-Age) a encore quelque chance de revanche si d'aventure elle se trouve un leader qui fasse plus « mode » que celui de la droite. Le succès de Tony Blair n'eut pas d'autre base. C'est un peu ce qui se trouvait sous-jacent dans la candidature atypique de Ségolène Royal. C'est le facteur mode qui lui a permis de surclasser aisément à la « primaire » ses rivaux socialistes. Mais à ce jeu, elle s'est trouvée elle-même surclassée en finale.
Fin de partie ?
Que le projet social-démocrate ait perdu largement son sens au sein d'une économie mondialisée, qu'il ne puisse s'accomplir qu'à l'abri d'un sas douanier ou à la rigueur monétaire, c'est ce qu'avaient compris depuis longtemps les amis de Jean-Pierre Chevènement. C'est aussi ce qu'a perçu Laurent Fabius quand il a refusé en 2005 la Constitution européenne au nom d'une Europe sociale bien différente de celle qui est promue aujourd'hui à Bruxelles.
Jean-Pierre Chevènement a échoué en 2002 à accéder au second tour des présidentielles. Laurent Fabius n'est pas allé jusqu'au bout de sa démarche référendaire qui eût été de présenter sa candidature aux présidentielles de 2007 en dehors du Parti socialiste : en rupture avec ce qui avait été la logique doctrinale du parti socialiste depuis 1945, il n'a pas osé l'être avec sa logique d'appareil.
Il est vrai que tout candidat de gauche qui prendrait le risque de remettre en cause la logique mondialiste ferait sans nul doute l'objet d'un tir serré des media, sur le thème de la ringardise, au même titre que ceux qui l'ont tenté à droite. Or, nous l'avons montré, il est désormais mortel de ne pas être fashionable.
Entre l'acceptation du libéralisme international, dont la machine européenne n'est plus que le relais et qui ne laisse guère d'espace à une authentique politique de gauche et les positions de refus radical du libéralisme promues par les chapelles d'extrême gauche, dont la crédibilité est proche de zéro, il n'y a plus guère d'espace.
Il se peut que la gauche française soit comme ces étoiles qui continuent de briller faiblement dans le ciel du fait de la distance et de la force d'inertie mais qui sont en réalité des astres étein
Rédigé par : PATRICK | mercredi 17 oct 2007 à 12h32