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Education : 11 000 postes supprimés à la rentrée 2008

EcoleLe ministre de l’Education, Xavier Darcos, a annoncé mercredi 22 août la suppression de plus de 11 000 postes à la rentrée 2008 dans l’Education nationale, dont 80 % sont des postes d’enseignants.

Ces suppressions de postes interviennent dans le cadre de la volonté du gouvernement, je devrais plutôt dire du Président de la République, de ne pas remplacer, dans l’Education nationale, un fonctionnaire sur trois partant à la retraite, afin de diminuer les dépenses de l’Etat. Le calcul est simple : en réduisant le nombre d’heures effectuées par les élèves, on réduit globalement le nombre d’heures de cours, donc on économise des postes. Il s’agit d’un choix autant politique que financier. Je ne le partage pas d’autant qu’aucune évolution des effectifs d’élèves ne justifie une telle décision.

J’estime en effet que l’éducation doit être la priorité de l’action politique. C’est le lieu où nos enfants sont éduqués, celui où ils apprennent les valeurs qui forment les citoyens de demain.
L’éducation est au cœur des préoccupations de nos concitoyens qui s’inquiètent pour l’avenir de leurs enfants. Alors, plutôt que de diminuer ses moyens, je considère qu’il est au contraire nécessaire de les augmenter. L’Education nationale a besoin de plus d’enseignants et de professeurs pour un enseignement de meilleure qualité grâce à une baisse du nombre d’élèves par classe. Il est également important d’encourager le soutien scolaire pour les élèves en difficulté, afin que chaque enfant puisse avoir les mêmes chances de réussir.

J’avais rencontré il y a quelques mois une délégation de professeurs d’EPS des collèges et du lycée de Clamart qui s’inquiétait déjà que la réduction drastique des recrutements en EPS n’entraîne une dégradation des conditions d’enseignement pour les jeunes, un alourdissement de la charge de travail des personnels et des remplacements moins bien assurés.

Cette inquiétude est désormais étendue à l’ensemble du corps enseignant. La dotation horaire globale (DHG), qui correspond au nombre d’heures d’enseignement, diminuera largement dans les collèges et les lycées, ce qui provoquera notamment des classes surchargées, des heures de soutien en moins, la disparition de certaines options ou la suppression de travaux pratiques…

A ces 11 000 postes supprimés pour 2008, il convient d’ajouter les 6 000 à 8 000 postes d’ores et déjà supprimés lors de cette rentrée 2007.
Ce n’est pourtant pas en diminuant les effectifs de l’Education nationale que l’on obtiendra un enseignement de meilleure qualité pour nos enfants.

2 Comments

  1. Anthony R dit :

    J’apporte ces compléments à vos propos. L’éducation nationale compte en cette rentrée 2007 1.200.000 fonctionnaires. Le non remplacement d’un fonctionnaire sur trois représentera alors en 2008 0.8% des effectifs!Sessez de faire croire qu’il suffit de rajouter sans cesse des moyens et des postes pour que l’éducation nationale se réforme. Vous le savez aussi bien que moi, ce n’est pas un raisonnement binaire qu’il faut avoir. Dans les 20 dernières années les différents gouvernements ont augmenté de 80% le budget sans pour autant obtenir une amélioration des résultats qui restent moyens, voir médiocres. Nous sommes au milieu des classements internationaux alors que beaucoup de pays qui ont moins de professeurs, moins d’heures mais qui ont des systèmes éducatifs beaucoup plus souples obtiennent des résultats scolaires bien meilleurs que nous. Posez-vous les bonnes questions M.Kaltenbach. Il faut accepter de reconnaître que les attentes des jeunes dans ce que l’école peut leur proposer évoluent. Une page est en train de se tourner!

  2. Benoit dit :

    @ Anthony R,
    Je suis tout à fait d’accord avec vous : 0.8% de réduction c’est négligeable.Il est normal que l’école s’adapte au nombre d’élèves : N’y a t’il pas de moins en moins de jeunes en France et de plus en plus d’anciens?
    Une réduction de 0.8% est, je pense, tout à fait envisageable sans remettre en cause la qualité de l’enseignement.
    N’oublions pas que c’est le secteur privé qui paie le départ anticipé à la retraite des fonctionnaires. (les fameux régimes spéciaux). A ce titre je trouve normal que le secteur public fasse un effort.
    Cordialement,
    Benoit.

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