Les professeurs et enseignants manifestaient à nouveau mardi 20 mars pour protester contre un décret dit "de Robien", allongeant le temps de travail de certains enseignants et la suppression prévue de 5 000 postes pour la rentrée prochaine.
Depuis plusieurs semaines, le mécontentement enseignant gronde car cette profession est victime d’une attaque en règle de la part du gouvernement.
La dotation horaire globale (DHG), qui correspond au nombre d’heures d’enseignement, diminuera largement dans les collèges et les lycées, ce qui provoquera notamment des classes surchargées, des heures de soutien en moins, la suppression de travaux pratiques…
Ainsi, le lycée Jacques Monod de Clamart, qui obtient d’excellents résultats depuis de très nombreuses années, s’est vu attribuer 1460 heures de DHG pour l’année scolaire 2007/2008, soit une baisse de 33 heures par rapport à l’année en cours, alors que l’effectif prévisionnel pour la prochaine rentrée ne diminue pas.
Le conseil d’administration du lycée a d’ailleurs rejeté les propositions de répartition horaire afin de sanctionner cette politique qui ne permet plus aux enseignants de travailler dans de bonnes conditions.
Totalement solidaire du monde enseignant, je suis directement intervenu auprès du rectorat et de l’inspection académique afin d’attirer leur attention sur la situation du lycée Jacques Monod et leur demander de « réviser » leur copie.
Sur le plan national, plusieurs candidats à l'élection présidentielle, dont MM. Sarkozy et Bayrou et Ségolène Royal, se sont engagés à abroger le décret « de Robien ».
Mais je m’interroge sur l’intention réelle de M. Sarkozy qui propose, dans son programme, de ne remplacer qu’un départ à la retraite de fonctionnaires sur 2 et qui est depuis quasiment 5 ans le numéro 2 du gouvernement. Pourquoi ne s’est-il alors pas opposé au décret de son collègue ministre de l’Education Nationale ? Je crains que cet engagement ne soit en réalité qu’une nouvelle promesse démagogique pour séduire un électorat qui ne lui est guère favorable, à juste raison.
Quant à M. Bayrou, qui fut ministre de l’Education Nationale pendant 4 ans (de 1993 à 1997), il avait attiré 1 million d’enseignants dans la rue lorsqu’il avait décidé de réviser la loi Falloux, en permettant aux collectivités territoriales de subventionner les établissements privés au-delà du seuil des 10 % prévu par la loi. Et je rappelle que l’actuel ministre de l’Education Nationale, M. de Robien est membre de l’UDF, le même parti que M. Bayrou !
L’engagement de Ségolène Royal est sans ambiguïté. Elle fait de l’éducation sa priorité et a indiqué qu’elle reviendrait sur toutes les mesures néfastes prises par la droite durant 5 ans, en rétablissant les moyens, les crédits et les emplois dans l’éducation nationale. A ce propos, la candidate socialiste vient d’adresser un courrier aux enseignants leur rappelant ses engagements.
Je vous invite à lire cette lettre en cliquant iciTéléchargement lettre_aux_enseignants.pdf.

Philippe Kaltenbach defenseur de l'école publique, à hurler de rire!!
Rédigé par : prof | mercredi 21 mar 2007 à 20h03
Nous mettrons l'éducation au coeur de notre action.
Voilà pourquoi nous allons gagner
Colinas Senpredit
Rédigé par : Colinas Senpredit | mercredi 21 mar 2007 à 20h55
Contente que certains rigolent à l'heure où les enseignants sont méprisés, considérés comme l'alpha et l'oméga de tous les maux de la société française et en même temps comme les seuls à pouvoir, par l'éducation, sortir le pays de sa situation sinistrée.
Savez-vous que les enseignants sont les seuls à ne pas avoir bénéficié de la réduction du temps de travail, qu'au contraire, pour répondre aux besoins de leurs élèves et faire correctement leur travail, avec coeur, ils font toujours plus d'heures (préparation des cours dont les programmes changent sans cesse, discussions entre collègues, rencontre avec les parents, préparation des sorties éducatives pour éveiller les élèves à un autre monde que celui du quartier...).
Et aujourd'hui, la droite UMP UDF allonge notre temps de travail encore!
Vous connaissez beaucoup de professions qui ont autant que la notre réfléchi à son utilité, ses missions, son fonctionnement, son avenir, son adaptation aux nouvelles demandes de la société ?
On nous demande toujours plus tout en nous mettant en accusation systématiquement. Alors sachez qu'il est effectivement temps de nous soutenir.
Et je constate autour de moi que les enseignants attendent beaucoup de la gauche et ne croient pas du tout en la droite en France, ni en Sarkosy qui a quand même mis la France sous état d'urgence pendant 3 mois en insultant les jeunes qui fréquentent nos cours, ni en Bayrou qui ne jure que par l'enseignement privé au risque de casser l'école publique et ses missions;
Alors, si vraiment vous souhaitez rire, pourriez vous le faire en argumentant, avec intelligence, comme si nos cours vous avaient servi?
Rédigé par : véro | mercredi 21 mar 2007 à 21h08
Je souhaiterais qu'il y ait encore quelques grèves à l'éducation nationale d'ici les élections et qu'à chaque fois Ségolène intervienne avec autant de démagogie : pour peut-être un vote de prof récupéré par le PS, il y a au moins 5 votes d'acquis pour Sarkozy (dont probablement celui d'un prof lucide) tant les gens en ont assez de voir l'éducation nationale paralysée par des syndicats qui ne représentent plus rien.
Rédigé par : en colère | mercredi 21 mar 2007 à 21h33
Mme Royal tente de réparer les dégats colossaux causés par la vidéo où on la voit s'attaquer aux horaires des profs.
On en parle encore dans les salles des professeurs !
Rédigé par : Prof | mercredi 21 mar 2007 à 21h36
Vero, je serais vous je m'inquieterais, tous les enseignants de gauche vont voter Bayrou
Rédigé par : Anatole | mercredi 21 mar 2007 à 21h54
Détrompez vous, je suis justement professeur de français en collège et je peux vous assurer que nous ne comptons pas voter Bayrou.
Si notre mécontentement est réel et nous conduit à rechercher des solutions, nous sommes aussi très conscients de nos responsabilités au sein de la société française.
Alors ne croyez pas que le million d'enseignants que nous sommes votera massivement pour la droite, même molle. Nous parlons d'intelligence, pas de posture ou d'illusion.
Le mouvement que certains ont cru sentir dans les sondages et quelques reportages a eu pour effet de nous mettre au pied du mur et de réflèchir plus encore : dans la salle des profs, il est clair que ni Sarkozy, ni Bayrou n'emporteront nos suffrages. Seule la gauche représente un avenir pour le système éducatif et aura la légitimité pour l'adapter. A condition qu'un lien de confiance entre les élus et les enseignants soit restauré.
Mais je constate que ce projet n'est pas à l'ordre du jour des commentateurs filleux.
Rédigé par : véro | mercredi 21 mar 2007 à 22h21
Visiblement on ne doit pas fréquenter les memes salles des professeurs
Rédigé par : Anatole | mercredi 21 mar 2007 à 23h22
Quel professeur un tantinet censé pourrait voter Sarkozy ???
Soyons sérieux ! Il veut détruire le service public, supprimer les postes, mettre des policiers dans les écoles !
Vous etes dans quel établissement, M ou mme en colère, vous qui usurpez une partie de mon identité ?
A Neuilly peut être !? Mais ca ne compte pas, tout le monde sait que Neuilly n'est plus dans la république francaise.
Rédigé par : parent en colère | jeudi 22 mar 2007 à 11h17
Sarkozy, si il est élu, mettra le pays à feu et à sang. Son autoritarisme, sa soif de pouvoir, son égo démesuré fait peur.
Quel est le bilan de Nicolas le Petit losqu'il était au gouvernement ? Vous voulez en reprendre pour cinq ans avec en prime cet agité aux manettes ? Soyons lucides et cessons de nous faire manipuler par les sondages !
Rédigé par : Alain | vendredi 23 mar 2007 à 16h09