Pour une passerelle sur l’A86 à Clamart
5 juillet 2006

Sécurité : l'échec de Sarkozy

Bandeau_public_snat_1Invité, jeudi 8 juin, par la chaîne parlementaire Public Sénat, j’ai participé à un débat sur le bilan de la politique de Nicolas Sarkozy en matière de sécurité, en compagnie de Jean-Claude Delage, secrétaire général de syndicat de police Alliance, Christophe Soullez, Directeur de l’observatoire national de la délinquance, et Florent Montillot, adjoint au maire UMP d’Orléans.

Bien que le Ministre de l’Intérieur s’en défende, multipliant les effets d’annonce, les formules choc et les coups de communication, son bilan sur la sécurité depuis 5 ans est un échec.

Les violences contre les personnes ont augmenté de 8 %, les violences avec armes à l’école de 73 %, et avec 45 000 voitures brûlées, 2005 fut une année record. Encore faut-il signaler qu’en matière de violences, 32 % des faits signalés par les victimes à la police ne sont enregistrés qu’en main courante, afin de ne pas augmenter les statistiques, et que la loi du silence aboutit à ce que 2 victimes sur 3 ne portent pas plainte.

La politique du tout répressif connaît donc ses limites. Le ministre n’a cessé de déplacer les problèmes. La prison pour les jeunes n’est pas une solution. Au contraire, dès leur sortie, ils deviennent les caïds de leur cité.
La suppression de la police de proximité, dans les quartiers, n’a pas non plus contribué à améliorer la situation.

De même, plus de 5 000 postes d’agents de police ont été créés depuis 2002. Où sont-ils donc passés ? Dans chaque commissariat, les effectifs sont en baisse. Nous sommes ainsi passés à Clamart de 130 à 100 fonctionnaires de police. Et le phénomène semble se reproduire dans de nombreuses autres communes.

Malgré des moyens considérables mis à la disposition de Nicolas Sarkozy, tant au niveau des effectifs de police que des moyens financiers, jamais la violence n’avait été aussi dure et le sentiment d’insécurité aussi présent dans l’esprit des français.

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